Strasbourg : radon, argiles et séisme face aux 103 447 diagnostics enregistrés

Publié le 7 octobre 2026 10 min de lecture

À Strasbourg, l’extraction ADEME du 28 septembre 2026 rassemble 103 447 diagnostics enregistrés, dont 6,1 % portent une étiquette F ou G. Leur rapprochement avec les informations Géorisques disponibles laisse plusieurs questions ouvertes, notamment sur les argiles et la zone sismique.

Strasbourg : radon, argiles et séisme face aux 103 447 diagnostics enregistrés — Strasbourg

103 447 diagnostics enregistrés composent la photographie du parc immobilier diagnostiqué à Strasbourg présentée au 7 octobre 2026, à partir de la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 28 septembre. Le rapprochement avec les risques locaux constitue le fil de cette analyse : potentiel radon de 1, famille de risque « Séisme » recensée, zone sismique non renseignée et absence de précision spécifique sur les argiles. Ces informations ne décrivent pas toutes le même objet. Les diagnostics renseignent notamment les performances énergétiques du corpus ; les données Géorisques recensent des familles de risques. Leur lecture conjointe apporte un contexte, mais ne permet pas d’attribuer une exposition particulière à chaque logement.

À Strasbourg, 103 447 enregistrements face à des risques de portée différente

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Strasbourg
A714
B5 635
C42 370
D32 935
E15 502
F4 471
G1 820
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-28.

Le périmètre étudié est celui de Strasbourg, dans le Bas-Rhin, avec le code INSEE 67482. La population communale de référence du jeu local est de 293 771 habitants. Ce repère démographique ne constitue toutefois pas un dénominateur permettant de mesurer la couverture des logements par les diagnostics. La base rassemble des enregistrements, et un même logement peut y apparaître plusieurs fois. Les 103 447 diagnostics ne correspondent donc pas nécessairement à autant de logements uniques. Cette distinction commande toute la lecture : une proportion d’étiquettes énergétiques décrit ici la composition du corpus enregistré, non une proportion établie de l’ensemble des logements de la commune.

La méthode consiste à rapprocher les indicateurs énergétiques disponibles des informations locales sur les risques, en conservant leurs périmètres respectifs. Les faits fournis ne comprennent pas de ventilation des diagnostics selon le potentiel radon, une exposition aux argiles ou une zone sismique. Ils ne permettent donc pas de compter les diagnostics F ou G qui seraient associés à l’un de ces risques. La date du 7 octobre 2026 est celle de cette analyse ; celle du 28 septembre est celle de l’extraction ADEME utilisée. Ce décalage doit rester visible : l’actualité porte sur la lecture d’un état enregistré des données, sans événement municipal ni évolution chiffrée démontrée par rapport à une extraction précédente.

  • Unité de comptage : 103 447 diagnostics enregistrés, sans décompte fourni des logements uniques.
  • Repère temporel : extraction ADEME du 28 septembre 2026, analysée au 7 octobre 2026.
  • Croisement disponible : mise en regard des indicateurs énergétiques et des informations locales de risques, sans répartition conjointe par logement.

Potentiel radon 1 : un repère local qui ne départage pas les étiquettes

Le potentiel radon fourni pour Strasbourg est de 1. C’est le seul indicateur chiffré transmis sur ce sujet dans les faits disponibles. Aucune mesure associée à un logement ou à un diagnostic n’est fournie, et aucune distribution par secteur n’accompagne cette valeur. Il serait donc injustifié de présenter le potentiel communal comme une mesure dans les diagnostics enregistrés. Il serait tout aussi injustifié d’en tirer un classement sanitaire entre les étiquettes A à G. La donnée peut être citée pour situer le contexte local, mais sa signification ne doit pas être étendue à des observations que le corpus ne contient pas.

Le rapprochement avec les diagnostics doit ainsi rester une juxtaposition documentée, et non devenir une relation de cause à effet. Les 6 291 enregistrements classés F ou G ne peuvent pas être présentés comme davantage concernés par le radon que les autres : aucun résultat fourni ne l’établit. De la même manière, les diagnostics A ou B ne donnent pas ici d’information particulière sur ce risque. Pour la lecture de cette photographie, la conséquence est concrète : l’étiquette énergétique et le potentiel radon répondent à deux questions distinctes. Les réunir dans un même article ne produit ni une mesure sanitaire supplémentaire ni une hiérarchie des logements selon leur exposition.

Argiles : le « Mouvement de terrain » recensé ne suffit pas à préciser l’exposition

Les argiles constituent un point de vigilance dans l’interprétation, précisément parce que les faits autorisés ne fournissent aucun indicateur spécifique à leur sujet. Géorisques recense la famille « Mouvement de terrain », mais le jeu communiqué ne détaille pas cette famille. Il n’est donc pas possible de lui substituer automatiquement une exposition aux argiles, de lui attribuer un niveau ou d’en dessiner une répartition locale. Cette absence de précision n’équivaut pas davantage à une absence de risque. Elle fixe simplement la limite de ce que cette photographie permet d’écrire. Aucun nombre de diagnostics ni aucun secteur analysé ne peut être rattaché spécifiquement aux argiles sur cette seule base.

L’ancienneté du bâti pourrait inviter à chercher un lien avec cette question, mais les chiffres disponibles ne permettent pas de le tester. Les périodes de construction décrivent le corpus ; elles ne donnent pas une observation des terrains ou une mesure d’exposition. Même lorsque deux informations concernent Strasbourg, leur coexistence à l’échelle communale ne suffit pas à établir une corrélation, encore moins une causalité. On ne peut donc pas conclure que les diagnostics des bâtiments les plus anciens signaleraient davantage un problème lié aux argiles. La lecture utile consiste à identifier les deux dimensions et à rendre explicite l’absence de données permettant de les relier.

Séisme à Strasbourg : une famille recensée, une zone non renseignée

Le séisme figure parmi les familles de risques recensées par Géorisques pour Strasbourg. En revanche, la zone sismique est indiquée comme non renseignée dans les faits disponibles. Ces deux mentions doivent être conservées ensemble : la première identifie une famille de risque, la seconde laisse sans réponse la question du zonage dans ce jeu. Aucun niveau ne peut être ajouté pour combler cette lacune. Les diagnostics énergétiques n’apportent pas non plus, dans les éléments transmis, de résultat permettant de qualifier les bâtiments face au séisme. Une étiquette, une consommation médiane ou une période de construction ne peut ici tenir lieu d’évaluation sismique.

Le contexte local ne se limite pas au radon, aux argiles et au séisme. Les familles recensées comprennent également l’inondation, le phénomène lié à l’atmosphère, le risque industriel, le transport de marchandises dangereuses et les engins de guerre, en plus du mouvement de terrain. Cette diversité explique l’intérêt d’une lecture qui ne réduit pas le parc diagnostiqué à sa seule performance énergétique. Elle n’autorise cependant aucune addition d’expositions : un inventaire communal ne dit pas combien de logements uniques sont concernés, ni combien cumulent plusieurs risques. Les faits fournis ne proposent pas davantage de répartition de ces familles selon les classes énergétiques ou les secteurs IRIS analysés.

  • Radon : potentiel de 1, sans mesure par logement fournie.
  • Argiles : aucun indicateur spécifique communiqué ; la famille « Mouvement de terrain » est recensée.
  • Séisme : famille recensée, mais zone sismique non renseignée.
  • Autres familles recensées : Inondation, Phénomène lié à l’atmosphère, Risque industriel, Transport de marchandises dangereuses et Engins de guerre.

35,6 % de bâti ancien : un contexte, pas une preuve de vulnérabilité

La période dominante est celle d’avant 1948, qui représente 35,6 % du corpus géolocalisé. Les repères d’ancienneté fournis mentionnent également 35,6 % de bâti antérieur à 1949, 65,4 % antérieur à 1975 et 89,5 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces seuils ne sont pas des catégories indépendantes à additionner. Ils dessinent le poids du bâti ancien dans les données disponibles, sans mesurer à eux seuls une vulnérabilité aux risques locaux. Le libellé « avant 1948 » et le seuil « antérieur à 1949 » sont ici restitués tels qu’ils sont fournis ; leur rapprochement ne justifie pas de recalculer une répartition absente des faits.

Dans l’angle retenu, ces dates de construction servent surtout à poser correctement les questions auxquelles le corpus ne répond pas. Aucune ventilation ne montre comment se répartissent les étiquettes énergétiques selon l’ancienneté et l’exposition à un risque. Il n’est donc pas possible d’isoler un groupe qui cumulerait bâti ancien, mauvaise étiquette et exposition particulière au radon, aux argiles ou au séisme. Par ailleurs, la mention du corpus géolocalisé appelle à préserver son périmètre : son pourcentage ne doit pas être transformé sans justification en un nombre portant sur les 103 447 enregistrements. Le contexte architectural reste informatif, mais il ne constitue pas un diagnostic supplémentaire.

De l’Esplanade Nord-Est à Mairie Sud, cinq secteurs sans palmarès des risques

Cinq quartiers ou secteurs IRIS sont mentionnés comme analysés : Esplanade Nord-Est, Gare Sud-Ouest, Krutenau Nord Est, Neudorf Est Centre-Ouest et Mairie Sud. Leur présence signale une lecture locale du corpus, mais aucun effectif ni résultat énergétique propre à chacun n’est fourni ici. Aucune donnée d’exposition par secteur ne les accompagne non plus. On ne peut donc pas désigner l’un comme davantage concerné par le radon, les argiles ou le séisme, ni comme concentrant les diagnostics F et G. Citer ces secteurs est possible ; les ordonner selon une performance ou une vulnérabilité reviendrait à introduire une information qui n’existe pas dans les faits transmis.

Cette limite géographique est particulièrement importante lorsque plusieurs dimensions sont présentées côte à côte. Attribuer à Gare Sud-Ouest ou à Krutenau Nord Est la proportion communale de 6,1 % de diagnostics F et G ferait passer une moyenne du corpus local pour un résultat sectoriel. De même, rattacher la période ancienne dominante à Esplanade Nord-Est, Neudorf Est Centre-Ouest ou Mairie Sud ne serait pas étayé. L’analyse reste donc au niveau des informations effectivement fournies. Elle identifie les secteurs étudiés sans prétendre expliquer leurs différences. La présence de noms locaux ne doit pas donner une précision apparente à des résultats qui demeurent communaux ou propres à un corpus défini.

6,1 % de F et G : une information énergétique, aucun score de risque local

Les diagnostics F et G sont au nombre de 6 291, soit 6,1 % des enregistrements. La classe E en compte 15 502, soit 15,0 %. Les parts les plus importantes reviennent à C, avec 42 370 diagnostics et 41,0 %, puis à D, avec 32 935 et 31,8 %. Ces résultats décrivent les étiquettes du corpus et non des logements uniques. Ils ne forment pas une échelle d’exposition aux risques naturels ou sanitaires. En particulier, aucune ventilation fournie ne permet de savoir si les diagnostics les moins performants se trouvent plus souvent dans des bâtiments concernés par une famille de risques recensée à Strasbourg.

D’autres repères complètent ce profil énergétique sans résoudre la question des expositions. La part des maisons individuelles est de 5,4 % et la surface médiane de 55 m². La consommation médiane atteint 202 kWh/m²/an ; le coût énergétique annuel médian estimé est de 961 €. Le chauffage principal mis en avant dans l’extraction est le gaz naturel, avec 45 368 diagnostics. Ces indicateurs sont présentés séparément : rien ne permet de les assembler en un logement type qui cumulerait toutes ces caractéristiques. Le coût médian estimé n’est pas une promesse de dépense individuelle, et aucun de ces repères ne précise le potentiel radon d’un logement ou son exposition aux argiles et au séisme.

  • A : 714 diagnostics, soit 0,7 % ; B : 5 635, soit 5,4 %.
  • C : 42 370 diagnostics, soit 41,0 % ; D : 32 935, soit 31,8 %.
  • E : 15 502 diagnostics, soit 15,0 %.
  • F : 4 471 diagnostics, soit 4,3 % ; G : 1 820, soit 1,8 %.

2025, 2028, 2034 : des échéances que le comptage local ne suffit pas à quantifier

Les conséquences réglementaires fournies relèvent de l’énergie, sans classement croisé avec les risques locaux. En métropole, les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. L’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et immeubles en monopropriété classés E, F ou G, avec l’extension à E depuis le 1er janvier 2025. Les effectifs strasbourgeois ne donnent toutefois ni le nombre de logements uniques concernés ni celui des ventes ou nouveaux baux. La part des maisons individuelles ne permet pas non plus d’isoler celles classées E, F ou G.

Questions fréquentes

Les 103 447 diagnostics correspondent-ils à 103 447 logements à Strasbourg ?

Non. La base compte des diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les parts des classes énergétiques, dont les 6,1 % de F et G, décrivent donc les enregistrements. Le nombre de logements uniques n’est pas fourni.

Que sait-on du radon, des argiles et de la zone sismique ?

Le potentiel radon est de 1. Aucun indicateur spécifique aux argiles n’est fourni, même si la famille « Mouvement de terrain » est recensée. La famille « Séisme » figure également dans l’inventaire, mais la zone sismique est non renseignée. Ces données ne permettent pas d’attribuer une exposition à chaque logement diagnostiqué.

Peut-on identifier le secteur qui cumule le plus de risques et de diagnostics F ou G ?

Non. Cinq secteurs sont mentionnés comme analysés, mais aucune répartition conjointe des étiquettes énergétiques et des risques n’est fournie. Les données disponibles ne permettent ni de les classer ni de mesurer un cumul d’expositions parmi leurs logements ou leurs diagnostics.

Sources officielles

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